ALAIN LE YAOUANC, architecte de nos forêts mentales, construit en direction de l’inconnu : de ce qui n’est pas encore. L’objet, le dessin, le collage, la peinture, les gouaches, sur cet infini chemin sont sans doute des arrêts arbitraires, mais ils désignent le mouvement inscrit dans la fixité, l’éternité qui est dans l’instant, l’immensité an sein de la clôture. Qu’il représente le sommeil, la géométrie, le silence, une ville ou une femme, le souvenir, la verticalité, l’objet futur etc. Le Yaouanc propose une construction échaffaudée de l’ailleurs ou d’une semblance de l’autre où l’être humain ne s’évanouit que pour reparaître dans une autre dimension, selon des lois qui ne sont pas celles du monde physique communément perçu, mais celles d’un ailleurs révélé, notre patrie d’outre-monde, le lieu même de la « vraie vie » telle que Rimbaud la rêva. Il y a un art « moderne » - prétendu tel -, qui s’exhibe du côté du marketing et de la productivité : l’époque est aux habiles et à l’imposture, avec applaudissements officiels ! Mais il y a aussi l’oeuvre de Le Yaouanc, superbe et multiforme, vertigineuse et rigoureuse, qui ne relève pas d’une modernité dévoyée : elle n’obéit qu’à sa propre loi. On n’a que trop tardé à la placer au rang qui est le sien, le premier. Le Yaouanc, peintre, collagiste, sculpteur du XXIe siècle.
mercredi 25 avril 2007
lundi 2 avril 2007
Victor VASARELY (1908-1997)
En 1929, VASARELY entre à l'académie Mühely, école qui applique les principes du Bauhaus de Dessau, légende fondatrice de l'architecture moderne. Il y découvre l'art abstrait par le biais de Vassily Kandinsky ou encore Paul Klee. En 1930, il quitte la Hongrie pour Paris, où il travaille comme graphiste dans de grandes agences publicitaires, menant parallèlement ses recherches sur les arts graphiques et plastiques, les déviations de lignes, les jeux d'ombre et de lumière et surtout la perspective, des choix que l'on observe dans "Zèbres" (1938) , "Echiquier" (1935) , et "Fille-fleur" (1934). A partir de 1937, VASARELY retourne à la peinture, pratique plusieurs styles, de la période Belle-Ilse, qui marque le début d'une véritable démarche abstraite, à la période Denfert, à laquelle correspondent les dessins inspirés des craquelures de carrelages. En 1965, il participe à l'exposition au Musée d'Art Moderne de New-York, un tournant qui consacre VASARELY comme l'inventeur de l'Op ART (optical art) principe esthétique qui joue sur l'illusion optique. La création de la Fondation Vasarely à Aix-en-Provence en 1976 concrétise la place de VASARELY parmi les grands artistes du XXe siècle. Du génial illustrateur publicitaire à l'artiste prolifique spécialiste des effets cinétiques, il est aujourd'hui reconnu comme le père fondateur de l'Op ART.
Inscription à :
Articles (Atom)