mercredi 29 novembre 2006

Jean TINGUELY (1925-1991)


« Jean dégage une énergie électrique dès qu’il rentre dans une pièce il remplit l’espace » c’est ainsi que commence le portrait de Tinguely brossé par Niki de Saint Phalle Quel que soit l’endroit où se manifeste sa personnalité d’artiste, on a le sentiment d’être en présence d’un tempérament dynamique et imprévisible, qui cherche l’échange, la communication, et exige de ses partenaires une faculté d’adaptation et un désir de participation permanents. Ne devrait-on pas réfléchir, en ce qui concerne Tinguely, dans le sens où le fit le Financial Times à propos de l’exposition de Venise : « Assurément tout cela est animé par plus d’un souffle démoniaque, bien que nous gardions calmement les doigts croisés… Et au-delà de toute la drôlerie de l’ensemble et du raffinement spirituel de la mécanique, on peut y découvrir une gaîté plus sombre qui s’apparente au désespoir. Ses machines fonctionnent merveilleusement bien, mais elles ne produisent rien, et c’est à nous de déchiffrer leurs messages sombres et ambigus. »

mardi 21 novembre 2006

Niki de Saint Phalle (1930-2002)

Niki de Saint Phalle né en France, a suivi sa famille aux Etats-Unis suite à un krach boursier. Fortement perturbée par un père incestueux, elle travaille d'abord comme mannequin pour 'Vogue', 'Life' et 'Elle'. Puis elle débute sa carrière artistique, encouragée par le peintre Hugh Weiss. 'Les tirs', performances durant lesquelles des spectateurs sont invités à tirer à la carabine sur des poches de couleur, éclaboussant ainsi des assemblages de plâtre, la rendent célèbre. Elle intègre alors le cercle des 'nouveaux réalistes', jouant le rôle de médiatrice entre les avant-gardes française et américaine. Elle crée des ex voto, puis des 'Nanas', femmes plantureuses et colorées en grillage, papier mâché et polyester. Ses oeuvres plus tardives comme la 'Fontaine Igor Stravinski' à Paris, le 'Jardin des Tarots' en Toscane, ou les 'Meta-Tinguely' en hommage à son mari disparu, mêlent poésie et humour, esprit du jeu et angoisse. Engagée dans l'association AIDS, elle succombe à une maladie respiratoire liée aux vapeurs toxiques inhalées durant la préparation de ses oeuvres.

Olivier MOSSET, né en 1944.


Olivier MOSSET né en 1944 à Berne en Suisse. Après ses études d'art à Lausanne, il devient l'assistant de Jean TINGUELY et de Daniel SPOERRI.
Arrivé à Paris, il peint des toiles portant une ou plusieurs fois la lettre "A"qu'il expose au musée d'art moderne de la ville de Paris en 1966. Il participe au groupe BMPT en 1967 avec BUREN, PARMENTIER et TORONI.Sa première exposition personnelle date de 1968 à Paris. En 1977,il s'installe à NEW YORK où il peint des monochromes (rouge,orange,rose,vert).En 1994,au musée des beaux-arts de SION, il réalise une installation de sculptures en carton (Toblerones).Olivier MOSSET vit aux Etats-Unis."Mosset, comme d'autres membres du groupe BMPT, se présente comme un "non peintre" dans le sens traditionnel de l'expression, dans la mesure où il revendique le fait de "rendre visible le mécanisme dont la peinture procède" et qu'il critique le cadre institutionnel de l'art". Päul Eli IVEYSon oeuvre radicale, minimaliste, s'est prolongée en trois dimensions.

Gianni BERTINI, Né en 1922.


Devenu abstrait en 1947, il réalise entre 1948 et 49 un cycle d' oeuvres avecdes lettres estampillées : " I GRIDI ". En 1950, Gianni BERTINI s'établit à Milan et s'engage dans une expression où l'emploi de la tache est largement appliqué. Ces oeuvres sont présentées en octobre 1951 à la Galleria Numero de Florence. Elles constituent la première manifestation d'art informel en Italie. Cesoeuvres sont connues sous le nom d'art NUCLEAIRE. A la fin de cette année, il débarque à Paris, où, en mai 1952, a lieu sa première exposition personnelle (Galerie Arnaud).A partir de 1954, il participe au Salon de Mai. En 1957, il fait partie du groupe " espaces imaginaires " proposé par Restany. Il voyage beaucoup à travers l'Europe présentant des expositions personnelles à Bruxelles, Copenhague, Schiedam, Amsterdam. Il part pour les Etats-Unis où il travaille avec la Gres Galleryde Chicago. En 1961, il est invité à la Konsthall de Lund (Suède) pour une importante rétrospective qui est ensuite reprise au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.Il se rapproche du " NOUVEAU REALISME " et en 1962 expose à la galerie J. le " Pays Réel ". Il part pour le Maroc et séjourne longuement à Tanger. De " l'appropriation " des emblèmes, photo, etc., il passe au report photographique sur toile émulsionnée et en 1965 signe le premier manifeste du " MEC-ART ". Par la suite son travail se poursuivra dans cette voie. Il participe à " Mythologiesquotidiennes ", " Figuration narrative " et " Le monde en question ", manifestations organisées par G. Gassiot-Talabot. Il rentre à Milan et dans les années 70 y fonde deux revues de poésie visuelle : en 1971 " Mec " et en 1972 " Lotta poetica ". Il séjourne ensuite à Bratislava (Slovaquie) puis rentre à Paris. En 1984 une grande rétrospective lui est consacrée au Centre National des Arts Plastiques.En 1991, il réalise un cycle d' oeuvres sur la guerre du Golfe intitulé : " Pour ne pas oublier " et en 1992 un nouveau cycle sur " Antonin Artaud ".

Jean Carzou (1907-2000)



Jean Carzou, de son vrai nom Garnik Zouloumian est un peintre graveur et décorateur Français d'origine arménienne, né à Alep (Syrie) le 1er Janvier 1907 et mort à Périgueux (Dordogne) le 12 aôut 2000. Son oeuvre a été récompensé par de nombreux prix : Prix Hallmark en 1949-52-55 Grand Prix de l'Ile de France 1954 Prix de l'éducation Nationale du Japon 1955 Grand Prix de la biennale de Bruges 1955 Il a Réalisé de nombreux décors pour le théâtre et l'opéra Son oeuvre gravée et lithographiée est très importante et a donné lieu à l'édition d'un catalogue raisonné. Carzou a illustré de nombreux ouvrages de bibliophiles : Hemingway, Audiberti, Camus, André Maurois, François Mauriac, Jules Verne, Rimbaud, Shakespeare, etc...Ses toiles se trouvent dans de nombreux musées : Musée National d'Art Moderne, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musées de Rouen, Marseille, Le Havre, Le Caire, Alexandrie ...

vendredi 17 novembre 2006

Charles LAPICQUE (1898-1988)



Charles Lapicque, scientifique et ingénieur de formation, est un peintre de la nouvelle école de Paris, né le 6 octobre 1898 à Theizé, mort le 15 juillet 1988 à Orsay (Essone). Il débute ses études par des études musicales, puis, en 1920 alors qu'il achève ses études d'ingénieur à l'École Centrale, il commence à peindre à l'huile. En 1928 il décide de se consacré entièrement à la peinture, mais la crise monétaire de 1931 l'oblige à prendre un poste de préparateur à la Faculté des Sciences. En 1937 lui est décernée la médaille d'honneur à l'occasion de l'Exposition Internationale de Paris au Palais de la Découverte où il réalisa pour cette occasion cinq décorations monumentales. les œuvres furent déterminantes, entre 1939 et 1943, pour le développement de la peinture non figurative.

Jean SIGNOVERT (1919-1981)



Jean SIGNOVERT (1919-1981)
Classé dans l'Abstraction Morphologique.
Peintre, dessinateur et surtout graveur modifiant continuellement sa plaque pour en tirer des oeuvres en peu d'exemplaires, voire uniques. Il travailla pour Braque. Il obtint de nombreux prix à d'importants salons français et étrangers. Il fut nommé professeur de gravure à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts peu avant sa mort.

jeudi 16 novembre 2006

Max PAPART (1911-1994)


Max Papart Né à Marseille (Bouches-du-Rhône) en 1911. Il fréquentera brièvement l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille, préférant se former seul à la peinture. Se fixant à Paris en 1936, il travaille alors comme artisan imprimeur. Il expose au Salon des Indépendants et réalise ses premières gravures à l’aquatinte. Il participe à de diverses expositions collectives. Ses premières expositions personnelles sont organisées par la Galerie Bureau à Paris (1938), puis par la Galerie Sébire à Marseille (1946). Exempté durant la seconde guerre mondiale, il se réfugie dans sa ville natale, où il fréquente l’Ecole des Beaux-Arts et l’Académie Auzias. Il participera activement à la libération de Marseille. Après guerre, il croise les chemins de Prévert, Ribemont-Dessaignes et d’autres poètes dont il illustrera des ouvrages de bibliophilie. Il montre alors régulièrement son travail dans des Salons (Salon de Mai, Peintres témoins de leur temps, etc.), des musées ou des galeries. Dans la seconde moitié des années 50, il rencontre César, Henri Goetz, Jean Michel Atlan, James Coignard, Antoni Clavé, des artistes qui ont fait le choix du sud de la France. Max Papart évoluera d’un langage post-cubiste vers une expression empruntant à l’abstraction certains raisonnements plastiques. Lithographe, graveur, peintre, il utilisera souvent des techniques mixtes et la technique du collage qu’il maniera avec dextérité. Max Papart s’est éteint en 1994.

Léolpold SURVAGES (1879-1968)



Peintre français d'origine russe (1879-1968) Elève de l'Académie des Beaux-Arts de Moscou, Léopold Survage est rapidement lassé de l'enseignement officiel. Installé à Paris en 1908, il est d'abord l'élève de l'Académie Matisse, avant de se rapprocher des cubistes puis des surréalistes, sans adhérer toutefois à ces mouvements. Il participe au Salon des Indépendants de 1911 dans la salle des cubistes. Il exposera chaque année au Salon d'Automne. Dans le salon de la baronne d'Oettingen, Survage rencontre l'avant-garde artistique et littéraire. C'est alors qu'il élabore une peinture abstraite très rythmée et vivement colorée. Il entre en contrat avec Léonce Rosenberg en 1919. Cette année-là, il fonde la Section d'or sous le parrainage de Jacques Villon, avec Albert Gleizes, Georges Braque, Alexandre Archipenko, Louis Marcoussis et Serge Férat. Tenté par un retour à la figuration, il crée à partir de 1927, de grandes figures expressives dans des thèmes récurrents qui prendront, vers 1939, une inspiration philosophique.

Léon GISCHIA (1903-1991)



Léon Gischia né en 1903 à Dax. Rien ne semble le destiner à la peinture, et à une carrière d’artiste. L’oncle du jeune Léon Gischia, archéologue et membre de l’Institut, remarque rapidement les multiples talents de son neveu, et sa vivacité d’esprit. Il sera parfait pour lui succéder. Quant à son père, Ingénieur des Arts et manufacture, et propriétaire de deux entreprises à Dax, il nourrit également l’espoir de voir son fils prendre la relève. Et pourtant, à Bayonne se joue un tournant décisif dans la vie du jeune homme. Au musée Bonnat, il découvre et s’émerveille devant les œuvres de Goya, Léonard de Vinci, Delacroix, Degas. Sa décision est prise. Il sera peintre. Il a 22 ans. C’est le début d’une longue carrière qui durera jusqu’en 1991, année de sa disparition. Léon Gischia surprend par la richesse et la diversité de son œuvre, par l’étendue de son talent. On retrouve d’abord la palette colorée, et les lignes élégantes de ses premières œuvres, le dessin épuré. Puis vient la simplification progressive des formes, la stylisation du dessin. Ce qui saisi ensuite, c’est la géométrisation du graphisme, mais également le rythme que Léon Gischia sait apporter à ses tableaux. Le souci de la couleur, de l’espace, de la lumière, de l’équilibre domine l’ensemble de son œuvre. Au travers des portraits, des paysages et des natures mortes réalisées par l’artiste, le Musée de Borda propose aux visiteurs de suivre l’évolution d’un art. L’art d’un artiste qui n’a pas livré tous ses secrets. Ses tableaux ne cessent pas de nous étonner, de nous faire réagir, de nous séduire. Trois périodes stylistiques distinctes apparaissent dans la peinture de Léon Gischia. Dans sa jeunesse, il commence par peindre des œuvres figuratives. Vers 1946, il se dégage de l’imitation du réel et son graphisme se fait plus abstrait. A partir des années 1960, alors que le peintre établit son atelier à Venise, son style s’affirme définitivement.